Sur Anaïs Berck

NL * EN * SP

Anaïs Berck est greffier d’arbres.

Anais Berck est un pseudonyme et représente une collaboration égale entre les personnes, les algorithmes et les arbres. En tant que collectif, elles ouvrent un espace dans lequel l’intelligence humaine est mise au même niveau que l’intelligence végétale (cfr Stefano Mancuso) et que l’intelligence artificielle (cfr Ray Kurzweil e.a.).

En mettant l’arbre et ses représentations au centre de ses oeuvres, et en accueillant les algorithmes non pas au service d’un objectif commercial basé sur l’optimisation, mais au service de la nature, ces intelligences créent des récits qui, certes, parlent des arbres, mais aussi de classification, de méthodes de standardisation, d’effets de cultures dominantes et d’histoires de colonisation. Et de façon presque spontanée, elles posent la question de la place et de la perspective de l’être humain. Le concept d’arbre, par exemple, que même les enfants peuvent facilement indiquer dans la vie physique, est un défi pour les programmeurs dans le monde numérique.

Dans le travail d’Anaïs Berck, les algorithmes se montrent au-delà de leur interface et racontent d’une “voix nue” leurs histoires sur les techniques, les gens et les arbres. Il en résulte des expériences poétiques dadaïstes, qui sont également instructives.

Le travail d’Anaïs Berck est le résultat d’années de recherche artistique sur les algorithmes, le texte et l’identité des arbres. Cette recherche a eu lieu dans le cadre des organisations artistiques bruxelloises Constant, Fo.am, De Pianofabriek; et Algolit, un groupe de travail artistique sur le code et le texte F/LOSS qui se réunit chaque mois à Bruxelles.